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Montre de quoi est capable ta plume!

Discussion dans 'Poésie, récits, théâtre' démarrée par Rêveuse93, 15/11/16.

  1. Ally-Clémence

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    bonsoir j'ose enfin montrer un petit texte que j'ai écris :
    "
    Au delà de l'éphémère ? Au delà du pourquoi et du comment ? Dans la lumières qui tamise le soir sous une douce pluie d'été. Un parfum d'hier dans l'air. Es tu au delà des nuages et de l'horizon ? Às tu au delà de tout trouvé ton chemin ? Es tu en l'espace d'un instant heureuse ?"
     
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  2. Love cupcakes

    Love cupcakes Membre actif

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    Pour la première fois je vais poster ici un texte que j'ai écrit ^^ (là c'est un poème)

    Nature apaisante

    Toute cette verdure qui m'entoure
    Toutes ces odeurs qui flottent dans l'air
    Rendent la Nature resplendissante

    Ce ruisseau qui s'écoule lentement,
    Se rend dignement vers la liberté ;
    Laissant échapper ses sons apaisants,
    Contemplant son passé avec fierté.

    Les moineaux chantent et les moineaux dansent,
    Allants et venants sur les branches de cerisiers,
    Les oiseaux mangent ces belles cerises.
    Elles colorent en rouge le paysage

    Les arbres se balancent au gré du vent,
    Ils dansent et se penchent au fil du temps.
    Vieillissants et sages, ils admirent le ciel
    Et leur sève douce comme le miel,
    Régale les beaux oiseaux très gourmands.

    Joyeuses sont les écorces des arbres,
    Nourries par les cris des enfants qui jouent.
    La vitalité règne çà et là,
    Parfois détrônée par une bulle de paix

    Havre de paix, si silencieux soit-il,
    N'est jamais monotone ni mourant
    Toujours reposant, toujours ressourçant,
    On trouve toujours en lui ce plaisir de vivre si subtil.
     
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  3. Takiwa

    Takiwa Invité

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    Alors voilà c'est cadeau (vu que c'est mon 100e message :shortcake:)
    (je précise que le texte n'est pas de moi, mais d'un écrivain à la plume raffinée)

    Wesh alors, wesh alors, wesh alors, wesh alors, wesh alors
    Sors ta beuh ta plaquette
    Je suis dans le game en claquettes,
    Le carré VIP en survêt
    Viens pas me prendre la tête

    Julien Marie
     
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  4. Titi

    Titi Membre actif

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    Tu as le droit de poser le genou au sol
    Du moment que tôt ou tard tu te relèves.
    Cette vie morose n'autorise aucune trêve :
    Déploie tes ailes, reprends ton envol.

    Il n'y a rien de bon sur l'acide terre :
    Ne poussent que les mauvaises herbes
    Diffusant dans l'air des paroles acerbes.
    Nous survivrons si nous quittons la serre.

    Je préfère les fines gouttes de pluies,
    Qui me chatouillent délicatement le visage,
    A cet océan de tristesse et de profond ennui
    Qui s'étend longuement jusqu'au prochain rivage.

    De haut, je ne vois que des terres désolées,
    Dans lesquelles nous étions autrefois isolés,
    Où nous subissions une trombe de jugements
    Sous le regard d'enfants nous dévisageant.

    Tout le monde devrait pouvoir chérir la liberté,
    De penser, parler, s'exprimer sans la moindre honte,
    De vivre le coeur inondé dans une tendre félicité,
    Comme plongés au sein d'un féerique conte.


    (le droit à l'erreur)
     
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  5. KeySan

    KeySan Membre actif

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    Hier...

    On se promettait la lune mais je ne t'apportais que son reflet.

    On se voyait pour toujours mais je ne voyais que l'éphémère.

    On se disait heureux mais je te rendais malheureuse.


    Je n'ai pas su ouvrir les yeux, tu ne me l'as pas pardonné.

    J'ai eu énormément de regrets, tu n'en as eu plus rien à cirer.

    Je suis seul, tu m'as quitté.


    Aujourd'hui...

    La douleur est vive et les regrets sont persistants.

    Devant ton regard, je ne suis plus qu'insignifiant.

    Tant de souvenirs ressurgissent, Ils en deviennent mon supplice.

    J'ai tout gâché, tu t'es envolée.

    Mon cœur se meurt, mes pleures se perdent.. au fond de moi tout est détruit.

    Pas un instant, je n'aurais pensé que ce cauchemar puisse être une réalité.

    J'essaye d'avancer, je le dis avec sincérité, mais rien ne peut effacer, cette douleur, que seul ton cœur peut remplacer.

    Keyvan C.
     
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  6. Awan

    Awan Membre

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    Périple matutinal
    Sous un Ciel continuellement pastel
    L'aubade des emplumés retentissait à mes oreilles
    Tandis que je m'enfonçais au cœur de l'Univers

    Les pétales s'envolaient en abondance,
    Dessinant une trajectoire si enveloppante,
    Et soulevés par ce souffle qui vint adoucir mon visage
    Des senteurs délicates et florales titillèrent alors l'amont de ma bouche
    Au rythme que le nu de mes pieds embrassait le sol herbacé

    Survint l'heure où le Soleil atteignit l'horizon
    Éparpillant ses nuances crépusculaires
    Les Cieux flamboyaient à mes yeux, si bien qu'ils finirent aveugles tant ils furent enflammés
    Mon corps s'éteignit alors, assommé par une culminante splendeur.
     
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  7. Lesplumesdelio

    Lesplumesdelio Nouveau membre

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    Tant de sommets à atteindre
    Au dessus des inhumanités banalisées
    Tant d’incendies à éteindre
    Dans ces forêts de nos haines embrasées
    D’innombrables mers à traverser
    Pour affronter nos rancœurs sur l’autre rive
    D’innombrables comètes à chevaucher
    Pour oublier notre mortalité excessive
    Un jour pourtant le soleil se lèvera
    Sur les brumes qui l’empêche de resplendir
    Un jour la pluie tombera
    Sur le feu qui ne pourra que la maudire
    Encore une fois la mer se scindera
    Pour qu’au combat nous allions sans risques
    Encore une fois le ciel scintillera
    Pour emporter au loin cette mortelle obélisque
    En attendant nous gravissons
    En attendant nous pleurons
    Pour l’instant nous ramons
    Pour l’instant nous mourrons
    Mais l’ascension nous renforce
    Le feu ardent et ses dangers nous font comprendre
    L’eau rugissante dévoile notre force
    Et notre mort nous force à nous reprendre
    Tu diras "mais le monde s’effiloche"
    Je répondrais "Qu’importe ce monde, le jour est proche"
    Et toi "Que dis tu dans ces ébauches?"
    Alors j’expliquerai " le jour est proche, ou nous abattrons tout les murs faits de roches,
    Enfin nous atteindrons le soleil
    Par delà les feux en sommeils
    Enfin nous atteindrons les rives aux mille merveilles
    Et alors nous deviendrons immortels"
     
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  8. XxanonymousxX

    XxanonymousxX Nouveau membre

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    Dans la nuit brune elle ressentait,
    Joie, gaieté, euphorie,
    Clore ses paupières,
    Accueilli par Morphée,
    Bercée par la lune,
    Réveillée par le diable,
    Ô main glaciale ôte-toi !
    Aurait-elle pu hurler,
    Mais lorsque la panique l'en empêche,
    Espéré que tout cesse,
    Observé le temps s’écoulé,
    Comme ses larmes se déversent,
    Demeure la seule solution,

    La peur l'envahi, la noie, la coule
    Dans l'océan du temps,
    Chaque instant devient éternel,
    Ancré en elle,
    Elle souhaiterai,
    Oublier ses mains contre sa peau,
    Oublier ses doigts caresser sauvagement son intimité,
    Ce soir là,
    Il emporté un peu d'elle,
    Ne se souciant point de la femme,
    Dont il a volé, arraché,
    Les derniers rêves,
    Les derniers sourires,
    Que la lune lui restait à offrir,

    Lorsque tout est brisé,
    Elle tente de cicatrisé les blessures invisibles,
    Qui torturent son cœur,
    Espère reprendre son envol,
    Espère que la lune saura lui parler,
    Lui expliquer comment tout cela est arrivé,
    Guidé par le crépuscule, le bonheur l'appel
    Elle décide d'avancer,
    De puiser sa haine silencieuse,
    Son secret à découvert
    Ce qu'elle espère:
    Solliciter procès,

    Mais,
    Lorsqu'elle se dévêtue
    Se dévoilant à nue face à vous,
    Oseriez vous la méprisez,
    Oseriez vous la jugez,
    Et affirmer que la victime est coupable ?
    Coupable d'avoir ressenti,
    Peur, angoisse et affolement,
    Serait-elle coupable de cette société ?
    Où être une femme est un combat,
    Ô Société revendicatrice de liberté,
    Droit de se taire,
    Droit de se sous-mettre,
    A cet animal qu'est l'homme.
     
  9. Charlou

    Charlou Membre actif

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    J'ai commencé un petit texte de rap.

    Il n’est pas un autre
    Il n’est pas l’nouveau rimbaud
    Sans son xanax il est comme du borax
    Yeux rouge comme la défonce au p’tit matin


    En cours il écris
    Mais c’pas le cours qu’il écrit
     
  10. Forgive

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  11. Hemoptysie

    Hemoptysie Invité

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    Promenade préparée. Un jour de soleil, forcément. Cela faisait un petit bout de temps que l'on envisageait cela : Un moment seuls dehors, un après-midi ou une journée. C'est fou comme la joie était omniprésente, non pas comme un bruit de fond mais comme une apesanteur à elle seule, un oxygène continu, non forcé. C'était d'ailleurs peut-être trop joyeux au début, l'hystérie avait était atteinte facilement : tous les éléments l'y menant étaient présents. D'abord il y avait toi, ta personne. Ta simple façon d'être, de te produire en tant qu'individu. En tant qu'individu heureux. Et ta simple façon d'être là, présent, avec une facilité déconcertante, une coïncidence hallucinante.
    Ta personne était ici, et dans un environnement plus qu'agréable. Peut-être que tout environnement serait devenu agréable avec toi. C'était sans surprise la nature, agréable à voir, à sentir, à vivre. Agréable d'être avec elle dans un si joli contexte. Elle devenait un personnage à elle seule finalement, un individu de plus. Elle même composée de nombreux autres individus, dont la présence aurait rendu heureux quiconque y prête attention et respect, quiconque sait voir. Qui sait sentir. Qui sait se suffire de cela.
    Finalement on était mieux allongés, silencieux. On mangeait peut-être quelques fruits après tout. Peut-être que l'on courait même, l'un après l'autre, après la nature. Que l'on courait sans contexte. Peut-être que l'on nageait dans notre plus simple appareil, que l'on sentait l'eau glisser sur notre peau.
    Et puis on se serait remis à courir, à courir le plus vite possible, en riant au début. Peut-être qu'on aurait été morts de fatigue mais que l'on n'aurait point stoppé notre course, surtout pas, pas avant d'être arrivés. Est-ce qu'on était arrivés un jour ?
    Je crois que l'on avait continué de battre des jambes à toute vitesse, dans un effort non raisonnable compte tenu de nos capacités. On ne s'était pas arrêtés au même endroit d'ailleurs, quand la course fut finie. Pas tout à fait mais pas si loin non plus, sans importance.
    On était à quelques mètres l'un de l'autre peut-être, haletants à n'en plus pouvoir, sur des rochers couverts de mousse. Même si cet épuisement était dur à supporter sur le moment, cela faisait du bien. Tu avais un t-shirt blanc trempé, la nuque particulièrement humide. Je n'sais plus ce que tu portais en bas. Tu avais enlevé tes chaussures temporairement, histoire de respirer un peu, de sentir l'herbe sous tes pieds. Quel beau contexte c'était quand même, un après-midi parfait. "Il y a dans la vie à de ces journées complètement heureuses, dues au hasard, et qui ne se rattachent ni à la veille, ni au lendemain, fleurs éphémères !...", Ferragus.
    L'ambiance était joyeuse mais elle finit par ne l'être qu'en surface. Un peu comme si une maladie rongeait l'un de nous deux, et même nous deux finalement.
    La méfiance s'était installée, toujours sur nos rochers. Une terreur spontanée s'était installée. Une terreur de cet environnement, de l'autre, terrifiés d'une idée qui nous était inconnue. Peut-être était-ce le bois dans lequel nous nous trouvions qui était trop oppressant. Peut-être que l'on s'oppressait mutuellement, que l'on s’horrifiait l'un de l'autre. Pourtant cela ne restait que ressentis et, cela s'était installé en un instant. Pas un mot n'était sorti, une peur immense nous avait envahit, une peur qui nous raidissait, nous faisait froncer les sourcils, figeait nos yeux, qui contractait notre corps. Pas un mot ne sortait, on se regardait dans le blanc des yeux, effrayés l'un de l'autre, effrayés de cet environnement beaucoup trop vaste, beaucoup trop sombre. Effrayés de cette peur inconnue, de cette menace anonyme mais plus que présente. Bouger aurait été inutile, de toute façon nous étions pétrifiés sur place et cela ne semblait durer qu'un instant. Peut-être que cela paraissait long finalement. Notre vue n'était pas très nette depuis cet instant, un flou s'était implicitement glissé, le paysage tournait étrangement, rien ne paraissait stable. Tout devenait inquiétant, irréel.
    Assis comme deux idiots sur deux rochers au milieu d'un bois, tout juste remis de notre épuisement, nous étions terrorisé d'un rien. La réalité ne semblait plus. Si nous n'avions pas eu peur l'un de l'autre, nous aurions pu nous aider mutuellement, nous prendre dans les bras peut-être. Mais l'horreur que nous évoquait l'autre personne nous transmettait une impression d'irréel, de ne pas pouvoir faire confiance à la réalité que nous percevions, comme si elle était en fait tout autre. Peut-être que l'un de nous deux hurla, s'effondrait en larmes. Peut-être que cette terreur s'exprimait enfin sur l'un de nous deux, qu'enfin quelque chose venait stopper ce moment interminablement long et insoutenable. Celui qui n'avait pas encore bougé regardait l'autre, les yeux écarquillés, paralysé. Paralysé mais soulagé. Nos regards se croisèrent brièvement, emplis d'un désespoir largement taché de terreur. Dans un mouvement soudain nous nous remettions à courir, cette fois la peur aux trousses. Nous courions vite, dans la douleur de courbatures fraîches. Quelque chose de particulièrement réel et menaçant semblait peser sur nous, quelque chose qui n'était pas censé exister de base. Pas dans notre réalité, dans notre confort installé, dans notre joie sereine. Quelque chose qui devenait omniprésent. Dans les frottements de nos bras contre notre corps, de nos pas sur l'herbes et l'écorce, dans chaque regards vers un possible échappatoire, tout semblait être d'un faux déconcertant et soudain.
     
    #71 Hemoptysie, 19/12/18
    Dernière édition par un modérateur: 19/12/18
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  12. Dreams tracker

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    Et si un jour, je venais à faire un faux pas ? Et si un jour, ce faux pas me mènerait à perdre ton amitié ?
    A mes yeux, tu es le meilleur. Mais si un jour, je perdais ton amitié suite à une erreur de ma part, comme j’ai l’habitude de faire, te verrais-je toujours comme le meilleur ?

    J’ai beau retourner la question dans tous les sens, mais la réponse reste toujours la même ; tu demeureras éternellement comme étant le meilleur.

    Avant de te rencontrer, je n’étais qu’une gamine timide, pas capable de se lier d’amitié avec quelconque. Avant de te rencontrer, je craignais le regard des autres, les fuyant sans cesse. Avant de te rencontrer, je n’avais pas de rêves d’avenir. Avant de te rencontrer, je n’avais pas la formidable personne que tu es comme ami.

    "Ami" ? Suis-je sotte d’affirmer que tu es mon ami ? Moi qui ne connait absolument rien à l’amitié. Qu’aies-je seulement à t’offrir que tu ne possède pas déjà pour que tu veuille bien être mon ami ? Toi qui a une personnalité on ne peut plus séduisante, réussit aussi bien dans le milieu scolaire que dans le milieu professionnel. Toi à qui la vie sourit tout le temps, pour quelles raisons sensées accepterais-tu de m’offrir ton amitié ?

    Je n’aie rien de bon ou d’aimable, tu sais. Même si tu as fait de moi une personne meilleure, je suis toujours aussi égoïste, facile à persécuter, faible. Même si tu as fait de moi une personne meilleure, je suis toujours un bouc émissaire qui attend sa prochaine punition.
    Qui voudrait avoir une telle personne comme amie ?

    Dis-moi. En sachant tout cela de moi, accepterais-tu seulement d’être mon ami ?
     
  13. Love cupcakes

    Love cupcakes Membre actif

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    Ça fait un moment que j'ai écrit ce poème mais je voudrais vous le partager :

    Temps et sentiments

    Je me couche, je me couche, le soleil me quitte.
    Je tombe de fatigue à voir le ciel s'assombrir.
    Le ciel est gris, le ciel est sombre,
    The sky is grey, the sky is dark.

    Voir les feuilles d'arbre rougir puis mourir à cause du temps,
    Voir les gens grandir puis vieillir,
    Sans que je ne puisse agir,
    Voir ces cheveux grisonnants, marque du temps.

    Je cours après mes rêves, après le temps.
    Mais ils m'échappent tous deux, malheureusement
    Le temps défile, trop vite, devant mes yeux
    Moi spectatrice, toi sa victime...

    Je me lève, je me lève, comme le soleil;
    Le ciel est bleu, le ciel est clair.
    The sky is blue, the sky is light.
     
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  14. Hemoptysie

    Hemoptysie Invité

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    Et si on dansait, franchement. Si on ne se prenait pas la tête, qu'on était à l'aise tous ensemble, naturellement. Et si on se rendait compte de la beauté des choses, de l'immensité abyssale de notre monde, de la futilité de notre existence, de nos désirs, de nos tracas. Et si on aimait vraiment, si on aimait tout à sa juste valeur. Tout ce qui nous est inconnu, tout ce qui nous est connu, étrange, nouveau. Si on était curieux, curieux de la vérité, intérressés des détails, attentifs à la vie. Si on avait pas à vivre une fausse réalité, une fatalité écrasante. Et si on décédait de ce monde, qu'on partait en rejoindre un nouveau, une réalité véritable, bienveillante, amoureuse. Si la fraicheur de brins d'herbes assemblés pouvait nous faire pleurer, si on s'effondrait devant la beauté du monde. Si nos yeux se vidaient devant un être vivant, devant la sensibilité d'un individu quelconque. Si on percevait ces choses, qu'on y était attentifs, que ça nous atteignait. Imagine, si on apprenait ces choses, cette vision. Si on vivait de béatitude. Si on oubliait les obligations futiles, si les dictats aliénants s'évaporaient. Si on pouvait jouir de la liberté de la solitude, du repos. Si on ne se confortait pas dans le mensonge, si on n'alimentait pas les complexes dans l'illusion.
    Franchement, venez danser. Dansez comme si vous étiez seul, dans une innocence propre à vous, dans une attention minucieuse. Dans une crainte timide de se dévoiler. Dansez avec confiance, avec aise. Gardez cet air qui vous va si bien, ce charme naturel qui dépasse encore une fois les limites de réception de joie. Gardez ce rire qui en dit tant, cette joie exprimée malgré vous. Gardez votre spontanéité, celle nous fait vous aimer. Vous êtes vraiment, vraiment magnifique. Arrêtez ces réflexions inutiles qui vous agressent, arrêtez d'alimenter cette négativité. Laissez vous prendre au jeu de la futilité, du rien, du détail. Laissez vous mourir, décédez pour vivre vraiment.
     
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  15. Jeika

    Jeika Anim
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    Je suis sur la terrasse, les coudes posés sur mon ordi fermé et je me demande comment les gens vivent là bas. Je ne les connais pas et je ne les connaîtrais sûrement jamais, mais ils grouillent sous les cailloux enneigés comme si de rien n'était. A cet instant, si tout le monde était conscient à 100%, nous ferions la fête dehors. Au lieu de ça, on reste chez nous confortablement installé en évitant le plus possible les choses qui pourraient perturber notre tranquillité. On veut pas sortir, observer un peu. Les nuages passent, le temps passe et les fleurs éclosent à leur rythme. Certaines n'écloreront jamais, elles mourront sans avoir vu le jour.

    _____

    Les lumières sont toujours là. Plus loin que la terrasse, plus loin que le cimetière, le lac, juste au bas des montagnes. Le froid me donne envie de pisser. Ou peut être que j'étais pas assez attentive avant
    Le bédo, la tension, les disputes, la mauvaise foi. On n'écoute plus au bout d'un moment.
    Dans le cimetière, juste une lumière. Qu'est ce qu'elle est ? Il fait noir dans l'air et autour d'elle.
    La casserole, je la connais, elle est toujours là pour moi. C'est juste un surnom affectif pour la grande Ourse.
    Un mouton vient de bêler. Ça fait de l'écho. Se sent-il seul, comme moi ?
    Là bas, une lumière brille aussi, elle éclaire autour d'elle un arbre, le bitume, une clôture et sa propre structure.
    Ce soir, je suis la lumière au milieu du cimetière, le mouton dans le vent et les bruits qui s'évanouissent derrière les collines. Ce soir, je suis seule.
    Je suis seule pour admirer et profiter du calme et du froid printanier. Les étoiles sont belles, toutes différentes. Le ciel fait de jolies couleurs. Tout le monde doit penser qu'il est noir ou bleu marine. En vérité les nuages adoucissent la noirceur de l'infini, et le soleil fait encore des reflets bordeaux dans le ciel.
    J'ai assez d'affaires pour me barrer, loin. Un sac et quelques affaires, et je pourrais partir.
    Je me l'interdis. Je ne veux pas rater des moments auprès de mes proches et surtout auprès de mon père malade. On ne se dit jamais "Je t'aime", si on commençait à le dire, ça deviendrait habituel et ce ne serait plus tabou. Ça a marché avec d'autres. Mon père... Je vais arranger la situation. Il faut que je parle avec lui.
    Il est temps de retourner à l'intérieur, pour un temps. Demain encore, j'éviterais la fumée et les disputes. Demain encore, je crierai à l'Univers qu'il ne me fait pas de cadeau. Pas assez en tout cas. Merci quand même.

    _____

    L'ambiance n'est pas la même. On a envie de profiter de la vie, de remettre les choses en place parce qu'il y a déjà trop de choses qui vont mal. On voudrait de la tendresse dans un monde fou : une caresse, un regard, trois mots. Rien d'engageant, vois-tu ! Simplement de la tendresse et ça veut rien dire d'autre que le bien-être que ça apporte sur le coup. Ça ne veut pas dire "Marrions-nous, ayons des enfants", ça veut simplement dire "Tu es la personne qui me fait du bien là et ça suffit". C'est le soir où on est seul mais pour rien au monde on se sent ainsi. On se sent au contraire entouré de tellement que ça fait tourner la tête. C'est peut-être décourageant finalement, toutes ces possibilités qu'on voit. Mais non, on reste les pieds sur terre, on sait ce qu'on a à faire. On sait où on va et on est serein. On voit le monde avec une atmosphère différente et on prend les choses avec du recul. Tout coïncide, on se rend compte que tout va bien, qu'il n'y a pas de raisons de s'inquiéter. On est entouré des bonnes personnes. Je sais que quoi qu'il arrive, rien n'est grave. Je pourrais m'en sortir dans tous les cas.




    Longtemps que l'envie d'écrire ne me vient plus. En tout cas, c'était de belles aventures.
     
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