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Les écrits perdus d'un poète pro (titre putaclique)

Discussion dans 'Poésie, récits, théâtre' démarrée par Eleran, 27/6/17.

  1. Eleran

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    "Là, perché sur la cime d'un arbre, ses cheveux cendrés semblaient s'embraser à la lueur des cieux. La lune, éclatante de beauté, venait se refléter sur les bâtiments gigantesque au loin. Les spectacles de cette splendeur se faisaient rare. Bien souvent la nuit n'était que brouillard lumineux. Les hommes avaient bâti sans aucun respect déchirant le paysage céleste tout en rasant toute terre. Cette petite oasis chimérique était pour ainsi dire « chimérique ». Elle représentait le peu de vie qu'il restait dans les environs. Elle semblait...magique, comme emplie d'une énergie invisible, s’immiscent en chaque grain de sable, chaque plante, chaque molécule d'eau. On aurait dit l'étincelle qui maintient vivant un brasier ardent.
    La nuit filait à tout allure. Les ténèbres disparaîtrait bientôt, le jeune homme devait partir. Quand la ville se montrait clémente il passait ses nuits, là sur son perchoir. C'est avec beaucoup de regret qu'il en descendit. Il fallait à tout prix rentrer avant les premières lueur du jour. Elle l'éblouissait toujours autant. De ce point de vue, ses « dons » n'avaient rien changés aux affreuses migraines solaire. C'était ainsi. Désormais tout était inversé. Il fallait dormir le jour et survivre la nuit.

    Eleran rentra en hâtant le pas. Lorsqu'il referma la porte de la maisonnette, de premiers gardes armés semblèrent envahir les rues de pavés. Il en sortait des dizaines et des dizaines de bâtiment ressemblant à de petites forteresses. Certains portaient de longues épées tranchantes à leur ceinturon tandis que d'autres arboraient des holsters emplis d'armes à feu aussi belles que destructrice. Ils étaient tous masqués ou casqués. Depuis des siècles, la garde impériale gardait la ville jusqu'au coucher du soleil. Selon certains, un traité de paix aurait été signé avec l'Empereur-Dieu il y a de cela jadis. Pour d'autres, ce ne serait rien d'autre qu'une simple ineptie sans nom initié par l’État dirigeant humain histoire de pouvoir contrôler un peu plus le peuple. Au fil du temps, les rayons solaires abîmèrent les regards, la planète devint presque invivable et les humains se réfugièrent au cœur de la nuit. C'était comme un combat contre le temps. L'astre du jour faisait des ravages alors que l'air frais apportés par les astres de la nuit baignait les environs d'une douce brise.



    C'est ainsi que la journée commença. Il fallait dormir. Les minces parois bétonnés de l’abri laissaient pénétrer des coups. De fusil. Et des ordres. La garde impériale semblait être bien occupée. Mais comme toujours. Chaque jour, elle lutait contre assauts. D'on ne sait trop quoi. Eleran se pencha pour voir à travers la vitre mais rien de ce qu'il pouvait percevoir n'était intéressant. Il allât se coucher en essayant d'oublier les coups de feu et les épées s'entrechoquant.
    La journée passa. Le jeune homme se réveilla plus d'une fois. Son sommeil était léger et le bruit incessant au dehors ne l'aidait pas à se reposer. Eleran était curieux. Depuis son enfance, le mystère le faisait rêver. Naturellement, les bruits étranges que l'on pouvait entendre durant ces longues journées solaire éveillaient cette curiosité. Mais les règles restaient strictes : personne dehors avant le coucher du soleil. Nul autre vie que celles de la garde devait se montrer. De quoi attiser un peu plus l'imaginaire. Pourquoi ne pas sortir ? Pourquoi depuis tant d'années, tant de siècles, personne à part la garde pouvait sortir de jour ? Qu'est-ce que tout cela cachait ?"



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    #16 Eleran, 26/3/18
    Dernière édition: 26/3/18
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  2. AULP

    AULP Membre actif

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  3. Eleran

    Eleran Membre chevronné

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    Il pleuvait des litres. L'eau s'engouffrait dans les bouches d'égouts et les gouttes venaient s'échouer sur les feuilles. Le ciel grondait. Ou du moins chantait. À en faire vibrer la poitrine. Il était seul sous la pluie à chercher la vie. Tout un tas de questions lui traversaient l'esprit. Il cherchait désespérément une raison de vivre. Mais rien ne venait.
    L'un de ses écouteurs tombait de son épaule. Il voulait les entendre ces éclairs. Et cette pluie qui jouait sa douce mélodie. Sur le moment il voulait s'arrêter. Crier de colère. Et juste observer le silence. La vue serait d'autant plus magnifique en hauteur. Il y verrait un rideau de nuages emplit. Des éclairs célestes déchirer le ciel pour toucher la terre de toute leur puissance. En un sens lui aussi voulait se faire foudroyer. Vivre et ressentir. Être là haut et voir le chaos. La vie qu'est celle des hommes. Mais le train arrivait. Bientôt tout ne serait que néant. Allongé sur les rails il tentait désespérément de savourer les derniers instant de sa vie.
     
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