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Fumette et alcools, facteurs d'intégration sociale chez les jeunes ?

Discussion dans 'Débats' démarrée par Robic, 29/8/17.

  1. Robic

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    Salut salut.

    On connait tous cette situation gênante en soirée où pour x raisons, les gens qui ne boivent pas ou ne fument pas sont mis de côté. Pourtant, la législation française prévoit :
    • l'interdiction de vendre du tabac aux personnes mineures (Article L 3511-2-1 CSP)
    • l'interdiction de vente des boissons alcooliques à des mineurs (Article L3342-1, CSP)
    • l'interdiction d'usage illicite de substances ou plantes classées comme stupéfiants (Article L3421-1,CSP) dont les joints.
    En théorie donc, les activités principales pratiquées en soirée au niveau du lycée sont quasi toutes illégales.
    Ceci soulève donc quelques questions à mon sens :

    -L'intégration/ la reconnaissance des jeunes dans leur groupe de pairs en France passe-t-elle forcément par l'illégalité ou au minimum, dans le cas d'un groupe de majeurs, la consommation de tabac/drogues et/ou alcool ?

    -Ces substances sont-elles devenues des facteurs d'intégration sociale ?

    -Est-il possible de s'intégrer sans y avoir recours (hors raisons médicales) ?

    Débattons, débattons.

    Sources :

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    #1 Robic, 29/8/17
    Dernière édition: 29/8/17
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  2. Nyx

    Nyx Membre actif

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    -L'intégration/ la reconnaissance des jeunes dans leur groupe de pairs en France passe-t-elle forcément par l'illégalité ou au minimum, dans le cas d'un groupe de majeurs, la consommation de tabac/drogues et/ou alcool ?
    Non pas forcément. Ne serait-ce que parce que tout les groupes ne sont pas composés de personnes fumant/buvant/consommant des drogues.

    -Ces substances sont-elles devenues des facteurs d'intégrations sociale ?
    Je pense que tu fais une erreur de corrélation. On peut dire que consommation de "substances" et intégrations sociales sont liées mais pas forcément par un lien de cause à effet. Je pense qu'il s'agit plutôt de deux conséquences d'une/plusieurs même(s) cause(s); par exemple la capacité à se conformer et adopter les mêmes habitudes que le groupe, le "taux" de sociabilité etc.

    -Est-il possible de s'intégrer sans y avoir recours (hors raisons médicales) ?
    Pourquoi "hors raisons médicales"? Tu penses que les gens seraient plus indulgents envers quelqu'un qui souhaiterait boire mais ne peut pas pour raison de santé qu'envers quelqu'un qui ne le souhaite simplement pas?
    Enfin je répondrais sensiblement la même chose qu'à la première question: tout dépend du groupe puisque tous ne sont pas composés de "consommateurs".
     
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  3. Robic

    Robic Membre

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    Mais justement, est-ce que le fait de ne pas consommer volontairement peut empêcher ou freiner ton adhésion à un groupe ?
     
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  4. Demios

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    Personnellement je trouve que toutes ces m**des (désolée si ce terme pose un problème à quelqu'un mais c'est mon avis là dessus) sont hélas une aide pour se "sociabiliser".

    En soirée devoir dire "non je ne bois/fume/me drogue pas" soulève souvent une appréhension de la personne qui a peur de passer pour quelqu'un de "coincé", et que sa tentative de passer pour quelqu'un de "cool" soit un échec en refusant.

    À mes yeux (du moins au vu des gens sur lesquels je fonde mon avis) il s'agit d'un moyen simple pour entrer dans un groupe assez restreint. Parce que la façon dont les autres vont regarder cette personne va changer. Cependant il dépendra toujours du groupe et de ses membres, si c'est un groupe assez calme, qui ne boit/fume/se drogue pas, ça ne sera pas vraiment un atout pour s'intégrer à ce dernier, a contrario d'un groupe fêtard dans l'excès.

    Donc oui et non, ça peut comme ne peut pas empêcher l'intégration de quelqu'un dans un groupe, et idem en rapport avec l'illégalité.
     
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  5. Justice

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    +1. J'ajouterais à cela que bien souvent, dans les établissements scolaires ou même professionnels, il y a ce petit groupe de fumeurs qui reste bien soudé à la pause. Essayez de vous intégrer discrètement à un groupe de fumeurs, c'est parfois assez compliqué finalement. Comme si la cigarette était un passe pour entrer dans un club privé. ^^'
     
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  6. Jds

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    L'intégration/ la reconnaissance des jeunes dans leur groupe de pairs en France passe-t-elle forcément par l'illégalité ou au minimum, dans le cas d'un groupe de majeurs, la consommation de tabac/drogues et/ou alcool ?

    Je ne pense pas que ce soit le cas, que l'on ait ou non les mêmes habitudes que notre groupe de pair, je ne pense pas que ce soit cela qui détermine l'intégration ou la reconnaissance des jeunes dans leur groupe de pairs.

    Je pense qu'il y a d'autres choses à prendre en compte, la façon de refuser elle-même peut en dire beaucoup sur quelqu'un, la manière de voir ceux qui consomment, et la manière de voir ceux qui ne consomment pas peut beaucoup jouer.

    Ce n'est pas forcément parce que quelqu'un ne fait pas comme nous qu'il ne sera pas accepté, c'est sa manière de répondre à cette proposition, et l'interprétation de celui qui propose qui est important là-dedans.

    Ces substances sont-elles devenues des facteurs d'intégration sociale ?
    Hmm, elles peuvent aider, tout comme elles peuvent ne pas aider du tout, fumer avec un fumeur, ça peut faire un point commun, ça peut devenir un facteur d'intégration sociale.

    Cependant, la personnalité du fumeur joue aussi, si il se montre désagréable envers l'autre fumeur, la cigarette ne sera pas (ou plus) un facteur d'intégration sociale, ou plutôt, cette-même fonction aura été ôtée par le comportement.

    Après, l'effet qu'ont certaines substances ne sera pas ressenti par celui qui n'a pas consommé, cependant imaginé, tandis qu'il sera partagé par deux personnes qui ont consommé.
    En effet, ces personnes sauront ce que cela fait, elles qui auront la pratique, l'autre n'ayant que la théorie, être compris, ça peut créer des liens, il peut y avoir une cause commune entre ces deux personnes qui peut avoir mené à cette prise de substance.

    Est-il possible de s'intégrer sans y avoir recours (hors raisons médicales) ?
    Tout à fait, comme dit dans les réponses aux précédentes questions, c'est une histoire de comportement et d'ouverture d'esprit qui peut vraiment gêner l'intégration.

    Nous pouvons tout à fait entrer dans un groupe de fumeurs de buveurs sans pour autant faire de même, mais laisser faire, même si on peut tout de même faire attention à la quantité qui est prise, pour éviter encore plus de risques que de base.

    Il ne faut pas chercher à repousser, il ne faut pas chercher à diaboliser, mais il faut chercher à comprendre, dans un but final qui est de régler la pathologie probablement présente, mais là, je pars assez loin d'un coup.


     
    #6 Jds, 29/8/17
    Dernière édition: 29/8/17
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  7. Robic

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    Alors premier point : Ce n'est pas forcément parce que quelqu'un ne fait pas comme nous qu'il ne sera pas accepté.
    Tu penses ça ou c'est ce que tu as constaté ? Parce qu'il y a une différence.

    Deuxième point : Cependant, la personnalité du fumeur joue aussi, si il se montre désagréable envers l'autre fumeur, la cigarette ne sera pas (ou plus) un facteur d'intégration sociale, ou plutôt, cette-même fonction aura été ôtée par le comportement.
    Ouais mais de manière générale, c'est pas parce qu'il y a un mec fumeur qui est désagréable que tu vas associer cigarette et impolitesse. Donc si tu te trouves avec un groupe de fumeur de cinq personnes et que sur les cinq, t'en as une seule de désagréable, tu passes outre et il y a toujours pas de divergence.

    Troisième point : c'est une histoire de comportement et d'ouverture d'esprit qui peut vraiment gêner l'intégration.
    Uhm développe ? Parce que de fait, il y a des gens très ouverts d'esprit qui "écartent" de façon presque naturelle des non fumeurs/non buveurs en soirée.

    Quatrième point : Il ne faut pas chercher à repousser, il ne faut pas chercher à diaboliser, mais il faut chercher à comprendre, dans un but final qui est de régler la pathologie probablement présente
    Donc pour toi, c'est une pathologie ? Ouais mais non parce que t'en auras qui fumeront/boiront uniquement de manière occasionnelle, donc ça n'a rien d'une quelconque pathologie/addiction.

    Désolé, je n'arrivais pas du tout à extraire des citations.
     
  8. Jds

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    Pour citer quelqu'un, tu sélectionnes la partie que tu veux citer, tu auras normalement "+Citer | Répondre" qui apparaîtra, il faudra donc cliquer sur "+Citer" et tu auras le bouton "Insérer les citations..." qui sera disponible en bas à gauche de ton éditeur de texte rapide, il faudra donc cliquer dessus puis faire le reste c'est-à-dire : "Citer ces messages".



    Je le pense et je le constate, par ma présence en soirée et le fait que je ne suis pas un mouton noir, mais je ne suis pas un argument à moi tout seul évidemment.


    Non, bien sûr que non, tu as raison, on ne va pas associer cigarette et impolitesse, c'est le comportement du fumeur qui joue ici, ce n'est donc pas parce que l'on est un fumeur que nous sommes forcément intégré avec d'autres fumeurs.

    Si tu te trouves avec un groupe de fumeur de cinq personnes et que sur les cinq tu en as une seule de désagréables, tu auras peut-être un autre comportement vis-à-vis d'elle, ou une attention particulière vis-à-vis de cette personne, de la méfiance, ou je ne sais quoi encore, mais il y aura quelque chose qui différera des autres fumeurs ici présents.


    L'ouverture d'esprit telle que je l'entends désigne le fait de ne pas directement juger, de prendre du recul, c'est comme un ensemble de choses, que l'autre soit libre de s'exprimer, que l'on ne le repousse pas directement, qu'on ne le rejette pas directement.

    Après oui on ne peut pas être totalement ouvert d'esprit, on peut avoir des à priori sur certaines choses, certaines idées, certaines pratiques, on peut avoir des préférences.


    J'entends pathologie dans le sens où il y a une souffrance, mais bon, j'ai dû me tromper, on m'avait pourtant dit que "patho" de "pathologie" signifiait "souffrance" mais bon, là je n'ai rien trouvé.

    Après j'ai tout de même précisé "probablement présente", il est sûr que certains boiront et fumeront de manière occasionnelle.
    Mais il n'y a pas forcément addiction, oui, mais il y a une cause, et j'ai l'impression, certes là c'est pas ouf comme argument, qu'il y a souvent une souffrance derrière la consommation de ces substances, peu importe que cette souffrance soit imposante ou non.

    Après il peut tout à fait y avoir de la curiosité, ou je ne sais quoi d'autres, et aucune souffrance quelconque soit-elle.

     
    #8 Jds, 29/8/17
    Dernière édition: 30/8/17
  9. Maggie-mauve

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    (puisque tu avais l'air d'avoir fortement envie que je réponde alors je te sers x))
    Je pense que la reconnaissance des jeunes ne passe pas FORCEMENT par l'illégalité; à l'adolescence, on se découvre et on a envie de briser les règles, de découvrir un "nouveau monde" donc c'est vrai que certains se sentent "reconnaissables" parce qu'ils se sentent grands et forts, que ce sont des "thugs". Ces produits sont normalement réservés aux adultes alors ils se sentent adultes de pouvoir en utiliser et parce qu'ils se sentent grands, quand ils voient une personne qui a la sagesse de ne pas vouloir en consommer, ils pensent que cette personne est d'un certain côté "retardée" enfin en tous cas c'est ce que j'ai ressenti dans mon lycée (en les entendant parler hein moi je suis pas si sage que ça)
    Pour le tabac, oui, ça aide à l'intégration sociale. Quand tu commences à bien parler avec une personne, tu lui proposes une clope. Quand on va en pause au taf, on se réunit pour en fumer une. Quand on est fumeur, on a plus de reconnaissance sociale. Encore une fois au lycée, quand une personne fume, dans la tête des gens c'est "waah il est grand, il fume, il a la classe".
    Quand t'es en soirée et que tout le monde se défonce, c'est tout le monde qui partage ce moment de détente alors forcément les personnes qui ne fument pas ni ne boivent pas sont un peu "exclues" dans ces moments-là. Mais on oublie souvent qu'on a pas forcément besoin de ça pour s'amuser.
    Alors on peut très bien s'intégrer sans consommer ces substances. Quand on sort ou qu'on fait des petites soirées tranquilou et qu'on prend une bière vite fait et que certains préfèrent du jus de fruits, ils ne sont pas exclus parce que la consommation d'alcool est basse. Et puis au pire si je fais des cocktails je peux les reproduire facilement sans alcool ça peut pas mal aider aussi. En revanche si c'est une grosse soirée avec max d'alcool fort et grosse ambiance, gavé de monde et tout, je pense que là c'est différent parce que la personne ne consommant que des softs ne sera plus dans le même état d'esprit que tout le reste.
     
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  10. Robic

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    Mmh même sans parler d'excès, j'ai pas mal constaté une sorte d'étroitesse. J'ai l'impression que la cigarette et l'alcool sont devenu un pass d'accès au carré VIP en quelque sorte. De fait, on constate souvent ça dans les lycées avec les divisions par groupes.
    Dans le cas d'un groupe assez calme, je ne pense pas que ça porte préjudice à l'intégration mais l'inverse : l'intégration dans ce groupe précis "inhibe" la consommation de cigarette/alcool parce que la personne suit le mouvement mais je ne suis pas sûr qu'elle ne soit pas intégrée si elle fumait par exemple. Ce serait une bonne idée de sondage ça.
    Merci de ta réponse en tout cas.

    Uhm je ne pense pas que ça dépende de l'ouverture d'esprit ou d'a priori mais plutôt d'un effet de groupe. Tu fumes/bois welcome, tu ne fumes/bois pas t'es gentil(le) mais t'es pas dans la bande.

    Oui je suis d'accord sur le fond.
     
  11. MaBs

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    Bah moi c'est rapide , je suis en 3e pro dans un Lycée qui craint impeut , et je suis Souvent seule parce que , Je ne fume pas et je ne bois pas donc je ne suis pas "Cool" Voilaa
     
  12. Heian

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    Comme l'a dit un de mes VDD, je pense qu'il s'agit surtout d'une capacité à s'adapter. Quelqu'un d'hyper énergique, désinhibé, drôle, extraverti, c'est pas parce qu'il fume/boit pas qu'il se fera rejeter.
     
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  13. BRJ

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    Exact, quelqu'un de naturellement sociable n'aura pas besoin de tout ça pour se faire aimer. Mais ça ne l'empêchera pas de consommer pour d'autres raisons, ce qui peut faire penser ceux qui ne s'intègrent pas qu'il faut obligatoirement consommer pour s'intégrer.

    En gros : Fumette et alcool, facteur d'intégration social chez les jeunes qui ont un peu plus de mal à s'intégrer
     
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